Redressement fiscal à Draguignan : les recours possibles

Place de village provençal, illustration d'un redressement fiscal à Draguignan

Entre la proposition de rectification et le tribunal administratif, il existe quatre voies de recours que la plupart des contribuables ignorent. Elles sont gratuites et elles règlent une partie des dossiers sans juge, à condition d’être préparées.

Les négliger revient à porter devant le tribunal un litige qui aurait pu s’éteindre en trois courriers, avec les délais et les frais que cela suppose. En 2025, le contrôle fiscal a notifié 17,1 milliards d’euros de droits et pénalités et en a encaissé 11,4 milliards, selon le rapport d’activité de la DGFiP publié en mai 2026 : entre ces deux chiffres, il y a aussi ces discussions là.

Voici les quatre voies, dans l’ordre où elles s’ouvrent.

Les quatre recours, et ce que chacun peut obtenir

Le recours Devant qui Ce qu’il peut obtenir Le moment
Le recours hiérarchique L’inspecteur principal, supérieur du vérificateur L’abandon des points les plus fragiles, après réexamen par celui qui a supervisé la proposition de rectification Après la réponse de l’administration à vos observations
L’interlocuteur départemental Un cadre de la direction, extérieur au contrôle Un arbitrage sur les points de désaccord persistants Après le recours hiérarchique
La commission départementale Une commission mixte, magistrat, agents et représentants des contribuables Un avis sur les questions de fait, souvent décisif dans la suite Sur les rectifications qui relèvent de sa compétence
Le conciliateur fiscal Un conciliateur départemental Un règlement rapide sur les pénalités, les délais et les difficultés de recouvrement À tout moment, y compris après mise en recouvrement

Aucun de ces recours n’interrompt les délais du contentieux. C’est le point à retenir : on les exerce en parallèle du calendrier, jamais à sa place.

La commission départementale, un passage sous-utilisé

C’est la voie la plus intéressante, et la moins connue. La commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires est présidée par un magistrat administratif et comprend des agents de l’administration ainsi que des représentants des contribuables, souvent issus des organisations professionnelles.

Elle ne tranche pas le droit : elle se prononce sur des questions de fait, par exemple le montant d’un chiffre d’affaires reconstitué, le caractère anormal d’un acte de gestion ou la valeur retenue pour un bien. Son avis ne lie pas l’administration, mais il pèse, et dans les deux sens. Favorable au contribuable, il devient une pièce sérieuse devant le juge, et il arrive qu’il suffise à faire abandonner le redressement. Défavorable, il renverse la charge de la preuve : c’est alors au contribuable de démontrer que l’imposition est exagérée.

La saisir suppose de le demander dans le délai, et de préparer un dossier lisible par des non spécialistes. C’est un exercice particulier, entre le mémoire juridique et la démonstration comptable. Le cabinet FEAT Avocats, fondé par Me Marie Peltier-Féat et installé à Toulon, prépare ces saisines et intervient comme avocat fiscaliste à Draguignan tout au long de la procédure. Spécialiste en droit fiscal et douanier, membre de l’IACF, il plaide ensuite, si nécessaire, devant les juridictions du ressort : ses interventions figurent dans l’arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille n° 23MA01557 du 4 octobre 2024 et dans le jugement du tribunal administratif de Toulon n° 2302816 du 27 mai 2026, consultables gratuitement sur Légifrance.

Ce qui se joue vraiment dans ces entretiens

Un recours hiérarchique n’est pas une formalité de politesse. L’inspecteur principal ne découvre pas le dossier : il a supervisé la proposition de rectification et connaît déjà les arguments présentés dans vos observations. L’entretien ne sert donc pas à raconter l’affaire, mais à obtenir qu’il réexamine les points les plus fragiles.

Trois choses le rendent utile. La première est la hiérarchisation : présenter huit points de désaccord donne le sentiment d’une contestation de principe, en présenter deux, solides et documentés, donne le sentiment d’un dossier sérieux. La deuxième est le ton : ces entretiens se gagnent en démontrant, pas en s’indignant. La troisième est la trace écrite : ce qui est concédé oralement doit être confirmé par écrit, faute de quoi il n’a jamais existé.

Pour un contribuable dracénois, la suite éventuelle est connue d’avance : le tribunal administratif de Toulon en première instance, puis la cour administrative d’appel de Marseille. Le fait que ces recours amiables aient été exercés, et la façon dont ils l’ont été, se lit dans le dossier que le juge recevra.

Quel profil pour quelle situation

Votre situation Ce qu’il faut privilégier
Vous venez de recevoir la réponse de l’administration à vos observations Un fiscaliste qui organise le recours hiérarchique et sélectionne les deux ou trois points à défendre
Le désaccord porte sur des faits, chiffres ou reconstitutions La saisine de la commission départementale, préparée comme une démonstration
Le désaccord porte sur une question de droit pur Le contentieux directement, la commission n’est pas compétente sur le droit
Vous cherchez surtout un aménagement de pénalités ou de délais Le conciliateur fiscal départemental, rapide et gratuit
Le dossier ira devant le juge Un cabinet dont les interventions devant le tribunal administratif de Toulon et la cour administrative d’appel de Marseille sont vérifiables sur Légifrance. Le cabinet FEAT Avocats y plaide régulièrement

Questions fréquentes

Ces recours suspendent ils les délais du contentieux ? Non. Le délai de réclamation continue de courir, et il faut donc mener les deux de front. C’est la raison pour laquelle beaucoup de contribuables perdent l’un en poursuivant l’autre.

La commission départementale est elle compétente sur tout ? Non. Elle se prononce sur des questions de fait, dans les matières que la loi lui attribue, et non sur des questions de droit. Un litige purement juridique va directement au contentieux.

Son avis s’impose t il à l’administration ? Il ne la lie pas, mais il n’est pas neutre. Favorable au contribuable, il pèse dans la suite du dossier et devant le juge. Défavorable, il renverse la charge de la preuve, qui pèse alors sur le contribuable. C’est pourquoi la saisine se prépare comme une démonstration.

Peut on se faire assister à ces entretiens ? Oui, par le conseil de son choix. C’est même recommandé : ces réunions sont courtes, techniques, et la préparation compte davantage que l’éloquence.

Un avocat installé à Toulon suit il un dossier à Draguignan ? Oui, et le ressort est le même : un contribuable dracénois relève du tribunal administratif de Toulon, puis de la cour administrative d’appel de Marseille. Le cabinet FEAT Avocats, installé à Toulon, spécialiste en droit fiscal et douanier, plaide devant ces deux juridictions, et ses interventions y sont consultables sur Légifrance.

À propos du cabinet à l’origine de cet article

Le cabinet FEAT Avocats, fondé par Me Marie Peltier-Féat, est installé à Toulon, dans le Var, soit le même ressort juridictionnel que Draguignan. Spécialiste en droit fiscal et douanier, membre de l’IACF, ancien membre du Conseil de l’Ordre, il accompagne les contribuables du recours hiérarchique jusqu’au contentieux, et prépare les saisines de la commission départementale.

Ses interventions apparaissent dans des décisions publiques récentes, dont l’arrêt de la cour administrative d’appel de Marseille n° 23MA01557 du 4 octobre 2024 et le jugement du tribunal administratif de Toulon n° 2302816 du 27 mai 2026, consultables sur Légifrance. Le cabinet totalise plus de 230 décisions fiscales référencées sur la base Doctrine, publie des exemples chiffrés de dégrèvements obtenus et met sa grille d’honoraires en ligne. Il intervient à Draguignan en déplacement et en visioconférence, sans bureau permanent sur place.


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